CAMBODGE : DES GROUPES DE PAROLES ET DES POTAGERS POUR LUTTER CONTRE LA SOUS-NUTRITION

Paris, le 22 décembre 2020,

EN 2016, ACTION CONTRE LA FAIM A CONSTATÉ QU’AU MOINS UN ENFANT SUR TROIS HABITANT DANS LA PROVINCE DE PREAH VIHEAR, AU CAMBODGE, SOUFFRAIT DE MALNUTRITION CHRONIQUE.

Nos équipes se sont lancé le défi de changer cela en se concentrant sur les mères de famille et les enfants et en collaborant étroitement avec les leaders de communauté à chaque étape du processus de planification et de mise en œuvre du programme.

Dans le cadre de notre projet COMMON (Community-Oriented Multisector Mechanism on Nutrition, littéralement « Mécanisme communautaire multisectoriel sur la nutrition »), et en partenariat avec l’Agence française de développement et Buddhist Global Relief, entre autres, nous sommes intervenus dans 22 villages pour améliorer l’égalité entre les sexes, la nutrition, la sécurité alimentaire et l’eau, l’hygiène, et l’assainissement.

L’une des façons dont nos équipes ont travaillé à améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire a été à travers les groupes de paroles. Dans les communautés, des volontaires se réunissent régulièrement avec le personnel d’Action contre la Faim pour recevoir une formation, une supervision et un soutien. Les volontaires transmettent ensuite ces leçons à leurs groupes de parole individuels : 10 à 15 mères de famille dans leurs communautés.

Les formations couvrent une variété de sujets, l’un des plus populaires étant apprendre à cultiver un potager chez soi. Nous vous présentons trois femmes qui récoltent désormais les fruits (et les légumes !) de leur labeur.

« JE SUIS TRÈS FIÈRE DE CETTE RÉCOLTE »

Dib Kim Lay, 33 ans et mère de quatre enfants habitant dans le village de Svay, participe activement à un groupe de soins entre mères et à un groupe d’utilisateurs d’eau. Elle bénéficie également des activités de sécurité alimentaire d’Action contre la Faim. Kim Lay, participante active au programme, s’est instruite sur une variété de sujets, tels que l’agriculture, la sécurité alimentaire, le genre, l’utilisation des latrines et l’eau potable filtrée.

Lors de l’une des sessions de son groupe de soins, elle a entendu parler du Sen Kra Ob, une variété de riz améliorée. C’est un riz biologique sans OGM qui présente des avantages considérables par rapport aux types de riz traditionnels. Sa production est également beaucoup plus courte, de 105 à 120 jours entre la plantation et la récolte, par rapport à une moyenne de 150 à 180 jours pour les graines de riz traditionnelles.

« La plupart des participantes ne croyaient pas que des graines ayant poussé aussi vite pourraient être de meilleure qualité que les graines traditionnelles », explique Kim Lay.

Malgré le scepticisme des autres, après la session, Kim Lay et son mari ont décidé d’essayer les nouvelles graines. Une fois la série de sessions de formation avec le personnel technique d’Action contre la Faim terminée, Kim Lay a reçu 15 livres de graines de riz Sen Kra Ob et les a plantées. Exactement 107 jours plus tard, sa récolte a donné 330 livres de riz.

« Je suis très fière de cette récolte », déclare Kim Lay. « Mon mari et moi avons décidé de garder des graines pour la récolte de l’année prochaine, et je sais que d’autres familles en font de même. »

La variété de riz améliorée a offert de nombreux avantages à la communauté. En effet, elle consomme moins d’eau, permet aux familles d’économiser un temps précieux et offre un rendement impressionnant par rapport à la variété de riz traditionnelle, qui a généralement besoin d’au moins 66 livres de graines pour produire 330 livres de récoltes.

« La production de riz a changé la mentalité et l’état d’esprit de notre communauté », explique Kim Lay.

Pour lire la suite de l’article, et découvrir des photos et des témoignages : https://www.actioncontrelafaim.org/a-la-une/cambodge-des-groupes-de-paroles-et-des-potagers-pour-lutter-contre-la-sous-nutrition/

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